Griottier de la Toussaint portant des griottes rouges sur rameaux retombants
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Nouveauté
Résistance au froid
Rusticité

-20 °C

Maturité
Maturité

Juillet puis août sept. oct.

Taille adulte en mètres
Taille adulte

4 – 6 mètres

Griottier de la Toussaint

Décrit en France dès 1768, le Griottier de la Toussaint est une très ancienne forme de Prunus cerasus à la fructification vraiment singulière. Ses rameaux continuent à s’allonger et à former de nouvelles fleurs pendant que les fruits plus anciens mûrissent. On peut ainsi observer sur la même branche des fleurs, des fruits verts et des griottes rouges.

La récolte principale intervient généralement en juillet. Ensuite, de nouvelles fructifications peuvent se succéder en août, septembre et parfois jusqu’en octobre ou début novembre lorsque l’été reste suffisamment frais.

Les fruits sont de petites griottes rouges, tendres, très juteuses et acidulées. Elles conviennent parfaitement aux confitures, sirops, clafoutis, fruits à l’eau-de-vie ou simplement à croquer pour les amateurs de cerises acidulées.

Le griottier de la Toussaint est autofertile. Sa floraison particulièrement tardive réduit aussi fortement son exposition aux gelées printanières. Ses nombreux rameaux fins et retombants lui donnent enfin un très joli port presque pleureur.

Nous avons recherché cette variété pendant plusieurs saisons : le Griottier de la Toussaint est un fruitiers anciens devenus rares qui offrent encore aujourd’hui quelque chose qu’aucun cerisier classique ne propose.

30,00 € / unité
Porte-greffeGreffé sur Sainte-Lucie
TailleScion 140/180cm
ConditionnementRacines nues

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Expédition prévue à partir du 8 décembre

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Griottier de la Toussaint : le cerisier remontant qui prolonge la saison

Le Griottier de la Toussaint est l’un des fruitiers les plus singuliers de notre collection.

Chez un cerisier classique, la floraison se concentre sur quelques semaines puis disparaît avant que les fruits mûrissent. Ici, le fonctionnement est différent : de nouveaux boutons et de nouvelles fleurs peuvent continuer à apparaître pendant que les premières griottes arrivent déjà à maturité.

Le résultat est spectaculaire. Sur un même rameau, il est possible d’observer des fleurs ouvertes, de jeunes fruits verts et des griottes rouges prêtes à cueillir.

Une variété décrite dès 1768

Le Griottier de la Toussaint n’est pas une nouveauté horticole moderne.

Henri Louis Duhamel du Monceau le décrit déjà en 1768 dans son célèbre Traité des arbres fruitiers. Il remarque précisément que les rameaux fructifères poursuivent leur croissance pendant l’été et forment continuellement de nouveaux organes floraux.

Plus d’un siècle plus tard, Elie-Abel Carrière, alors chef des pépinières du Muséum national d’Histoire naturelle, rapporte également la capacité de cette variété à donner des fruits très tard dans la saison.

Le Griottier de la Toussaint a ainsi traversé plus de deux siècles de littérature arboricole sous différents noms : Cerisier de la Toussaint, Cerisier de la Saint-Martin, Cerisier tardif ou encore différentes appellations latines faisant référence à son caractère toujours fleuri.

Une variété devenue extrêmement rare

Son histoire est d’autant plus intéressante que cette variété a progressivement disparu des pépinières et des vergers.

La raison est assez simple. Son mode de fructification, remarquable dans un jardin, correspond mal aux contraintes d’un verger commercial.

Les fruits sont petits et les récoltes sont étalées. Il faut donc revenir plusieurs fois sur l’arbre au lieu d’effectuer une seule grosse cueillette.

Ce défaut commercial est justement devenu son principal intérêt pour un amateur : prolonger le plaisir de la récolte bien après les autres cerisiers.

Nous avons dû chercher cette variété pendant plusieurs saisons avant de pouvoir obtenir du matériel végétal correspondant réellement à ce type ancien.

Description du Griottier de la Toussaint

Le Griottier de la Toussaint forme un petit arbre de vigueur modérée.

Sa ramure est particulièrement reconnaissable. Il développe de nombreux rameaux fins, souples et arqués qui finissent souvent par retomber sous leur propre poids et celui des fruits.

Avec l’âge, cette architecture donne à l’arbre un aspect presque pleureur. Elle lui confère un véritable intérêt ornemental, même en dehors des périodes de récolte.

Selon le porte-greffe, la taille et les conditions de culture, comptez généralement environ 3 à 5 m de hauteur.

Une floraison vraiment différente des autres cerisiers

C’est ici que le Griottier de la Toussaint devient une véritable curiosité botanique.

Les rameaux fructifères continuent à s’allonger pendant la saison. À mesure qu’ils produisent de nouvelles feuilles, de nouvelles fleurs apparaissent à leur aisselle.

Pendant ce temps, les fleurs apparues plus tôt ont déjà noué. Plus bas sur le même rameau, certains fruits grossissent ou commencent à rougir.

On peut donc observer simultanément plusieurs stades de floraison et de fructification sur une seule branche.

Ce mécanisme explique l’ancienne appellation semperflorens, littéralement « toujours fleuri ».

Le Griottier de la Toussaint est-il autofertile ?

Oui. Le Griottier de la Toussaint est autofertile.

Un seul arbre peut donc produire des fruits sans qu’il soit nécessaire de planter un second cerisier comme pollinisateur.

C’est un avantage appréciable dans un petit jardin ou pour celui qui souhaite simplement ajouter cette curiosité à un verger déjà constitué.

Sa longue période de floraison offre également une ressource intéressante aux insectes pollinisateurs à une époque où la majorité des autres fruitiers à noyau ont terminé leur floraison.

Une floraison tardive qui limite le risque de gel

La floraison du Griottier de la Toussaint intervient beaucoup plus tard que celle des cerisiers classiques.

Les observations anciennes placent les premières fleurs autour du mois de juin. D’autres observations contemporaines indiquent un démarrage pouvant intervenir dès mai selon le climat.

Dans tous les cas, cette floraison très tardive réduit fortement l’exposition aux gelées tardives du début du printemps.

Nous préférons toutefois parler de réduction du risque plutôt que d’affirmer qu’il est impossible : la date de floraison dépend toujours du climat et de l’année.

Caractéristiques des fruits

Le Griottier de la Toussaint produit des petites griottes rouges portées par de longs pédoncules.

  • Calibre : petit.
  • Couleur : rouge vif à rouge brillant.
  • Chair : tendre et très juteuse.
  • Saveur : franchement acidulée.
  • Pédoncule : long et fin.
  • Type : véritable griotte, et non bigarreau.

Ce n’est donc pas une variété destinée à celui qui recherche une énorme cerise croquante et très sucrée.

Son intérêt est ailleurs : beaucoup de jus, une acidité fraîche et une période de production totalement inhabituelle.

Période de récolte

La récolte la plus importante intervient généralement en juillet.

Ensuite, de nouvelles fleurs peuvent continuer à donner des fruits pendant une partie de l’été et de l’automne.

Dans les conditions favorables, quelques cueillettes peuvent ainsi se poursuivre en août, septembre et octobre, voire exceptionnellement jusqu’au début du mois de novembre.

C’est précisément cette capacité qui a donné son nom au Griottier de la Toussaint.

La chaleur peut interrompre les remontées

Il faut toutefois apporter une nuance importante.

Les observations modernes montrent que les fortes chaleurs estivales peuvent interrompre la floraison remontante.

Dans le sud de la France, un arbre peut ainsi produire une très belle récolte en juillet puis seulement quelques fruits isolés en septembre.

Ce comportement explique pourquoi nous ne promettons pas une récolte abondante jusqu’à la Toussaint dans toutes les régions.

Pour favoriser les remontées tardives en climat chaud, privilégiez une situation moins brûlante, avec éventuellement une ombre légère pendant l’après-midi, et maintenez suffisamment de fraîcheur au niveau du sol.

Atouts et usages

La griotte de la Toussaint convient particulièrement bien aux confitures et gelées. Son acidité apporte une saveur franche et équilibre naturellement le sucre.

Elle est également très intéressante pour les sirops, clafoutis, compotes, coulis et cerises à l’eau-de-vie.

Les amateurs de fruits acidulés peuvent naturellement la déguster directement sur l’arbre.

Enfin, son port retombant et sa fructification inhabituelle lui donnent une véritable valeur ornementale. Peu d’arbres fruitiers attirent autant le regard lorsqu’ils portent simultanément fleurs et fruits mûrs.

Conseils de culture

Installez le Griottier de la Toussaint au soleil en climat frais.

Dans les régions très chaudes, une exposition moins brûlante l’après-midi peut aider à maintenir la croissance et à favoriser les remontées florales.

Il apprécie un sol fertile et correctement drainé. Évitez surtout les terrains durablement gorgés d’eau.

Un paillage aide à maintenir la fraîcheur du sol pendant l’été.

Arrosez les jeunes arbres pendant les périodes sèches. Sur un arbre installé, un apport d’eau pendant une sécheresse prolongée peut également soutenir la croissance des nouveaux rameaux.

La taille doit rester légère. Supprimez principalement le bois mort, les branches qui se croisent et celles qui ferment excessivement le centre de l’arbre.

Évitez les tailles sévères inutiles.

❤️ Pourquoi on l’aime

Parce que le Griottier de la Toussaint ne respecte pas vraiment le calendrier des cerisiers.

Quand les dernières cerises du début d’été sont déjà un souvenir, ses rameaux peuvent encore porter de nouvelles fleurs pendant que d’autres fruits rougissent.

Son petit calibre l’a probablement condamné dans les vergers commerciaux. Mais dans un jardin, c’est précisément ce qui n’a plus d’importance.

Ce que l’on recherche ici, c’est une ancienne variété, une histoire de plus de deux siècles, une silhouette presque pleureuse et la possibilité d’aller encore chercher quelques griottes lorsque la saison des cerises devrait être terminée depuis longtemps.

Et parce que nous avons dû chercher cette variété pendant plusieurs saisons avant de pouvoir l’introduire dans notre gamme, elle occupe une place particulière dans notre collection.

Tout savoir sur le Griottier de la Toussaint

Vous vous demandez pourquoi le Griottier de la Toussaint produit si tard, s’il est autofertile, quand récolter ses griottes ou s’il fructifie vraiment jusqu’en novembre ? Voici les réponses aux principales questions sur cet ancien cerisier remontant.

Cette ancienne variété peut poursuivre sa floraison et sa fructification bien après la saison habituelle des cerises. Dans les situations fraîches et les années favorables, quelques fruits peuvent encore mûrir en octobre ou au début du mois de novembre, ce qui explique son nom.

Oui. Ses rameaux continuent leur croissance et peuvent former de nouvelles fleurs pendant que les fruits précédents mûrissent. En revanche, les fortes chaleurs estivales peuvent interrompre cette remontée, notamment dans le sud de la France.

Oui. Un seul arbre peut fructifier sans qu’il soit nécessaire d’installer un autre cerisier comme pollinisateur.

La récolte principale intervient généralement en juillet. Selon le climat, de nouvelles cueillettes peuvent ensuite avoir lieu en août, septembre et octobre. La production réellement tardive varie fortement selon les températures estivales.

Les fruits sont petits, rouges, tendres et très juteux avec une saveur acidulée. Ils conviennent particulièrement bien aux confitures, sirops, clafoutis et fruits à l’eau-de-vie, mais peuvent aussi se manger frais pour les amateurs de cerises acidulées.

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