Cédrat Pompia de Sardaigne coupé montrant son albédo très épais
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Nouveauté
Résistance au froid
Rusticité

-5 °C

Maturité
Maturité

Mi novembre à Janvier

Taille adulte en mètres
Taille adulte

3 - 4 mètres

Cédrat Pompia de Sardaigne

Originaire de Sardaigne, le cédrat Pompia est intimement lié à la Baronie de Siniscola. En 1760, un relevé agricole demandé par le vice-roi de Sardaigne mentionne déjà la culture du Pompia à Milis. Sa survie doit beaucoup à une tradition locale : sa pompia intrea, un dessert où l’épaisse partie blanche du fruit, l’albédo, cuit longuement avant de confire dans le miel.

Le fruit est très gros, souvent de 400 à 700 g, jaune à maturité. Il possède une peau profondément bosselée et un albédo exceptionnellement épais. Les travaux génétiques modernes montrent qu’il provient d’un ancien croisement entre bigaradier et cédratier. Sa floraison se concentre surtout au printemps et la récolte s’étale de mi-novembre à janvier. Nous retenons une rusticité prudente autour de −5 °C.

Avec une huile essentielle de zeste pouvant atteindre 95,77 % de limonène et un albédo exceptionnellement épais.

L’arbre est vigoureux, persistant et très épineux. Sa floraison se concentre surtout au printemps et la récolte s’étale de mi-novembre à janvier. Nous retenons une rusticité prudente autour de −5 °C, bien que certaines observations horticoles indiquent environ −7 °C,.

Nous avons sélectionné le Pompia pour son fruit spectaculaire, son zeste incroyablement riche en huiles essentielles et très parfumé. Ce lien rare entre un agrume, un territoire et une recette traditionnelle qui a contribué à le sauver de l’oubli.

60,00 € / unité
Porte-greffeGreffé sur C4475
Taille80/120cm
ConditionnementPot 5L

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Cédrat Pompia : l’étonnant agrume de Sardaigne confit dans le miel

Le cédrat Pompia, ou sa pompìa en sarde, fait partie de ces agrumes dont l’histoire ne peut pas être séparée du territoire qui les a conservés. Son gros fruit jaune, rugueux et profondément bosselé est devenu l’un des symboles de Siniscola et de la Baronie, sur la côte orientale de la Sardaigne.

On l’appelle souvent « cédrat Pompia » en raison de l’aspect de son fruit et de son énorme albédo blanc. Sa véritable identité botanique s’avère toutefois beaucoup plus complexe : les recherches modernes montrent qu’il s’agit d’un ancien hybride entre bigaradier et cédratier.

Une histoire sarde documentée depuis le XVIIIe siècle

L’origine exacte du Pompia reste inconnue. Une statistique réalisée en 1760 sur ordre du vice-roi de Sardaigne signale déjà des cultures de Pompia à Milis, dans l’Oristanese. Vingt ans plus tard, en 1780, Andrea Manca dell’Arca mentionne à son tour le Pompia dans son célèbre traité Agricoltura di Sardegna.

Un ouvrage publié par l’INRAE consacré aux agrumes du nord de la Méditerranée signale même une représentation très ressemblante dans un livre de Giovanni Battista Ferrari daté de 1646. Cette image ne suffit pas à prouver qu’il s’agissait déjà du Pompia, mais elle montre combien l’histoire de cet agrume méditerranéen pourrait être ancienne.

Au fil du temps, sa culture s’est particulièrement enracinée autour de Siniscola, dans la Baronie. Les arbres restaient souvent dispersés dans les jardins et les exploitations familiales plutôt que plantés dans de grands vergers.

Le Pompia aurait probablement disparu ou serait resté une curiosité locale sans une recette très particulière : sa pompia intrea.

La préparation demande plusieurs heures. On retire d’abord très finement la partie extérieure colorée du fruit, puis la pulpe extrêmement acide afin de conserver intacte l’épaisse enveloppe blanche. Celle-ci est ensuite bouillie, puis cuite lentement pendant plusieurs heures dans du miel. Slow Food indique qu’une préparation complète peut demander environ six heures.

Cette confiserie sarde a permis aux familles de Siniscola de transmettre le fruit, les arbres et le savoir-faire de génération en génération.

À la fin des années 1990, la commune de Siniscola encourage de nouvelles plantations et cherche à mieux valoriser cet agrume. En 2004, un Presidio Slow Food de la Pompìa de Siniscola voit le jour afin de soutenir les producteurs et les préparations traditionnelles. Le Pompia figure également parmi les Prodotti Agroalimentari Tradizionali de Sardaigne.

Informations botaniques

  • Famille : Rutaceae.
  • Genre : Citrus.
  • Nom utilisé par Camarda : Citrus × limon var. pompia.
  • Autre dénomination utilisée dans les travaux génétiques : Citrus medica tuberosa.
  • Origine horticole : Sardaigne.
  • Zone de tradition principale : Siniscola et la Baronie.
  • Parenté génétique : bigaradier × cédratier.

La classification du Pompia a longtemps dérouté les botanistes. Son fruit ressemble fortement à un cédrat, tandis que d’autres caractères évoquent le citron ou le bigaradier.

Les études génétiques publiées en 2019 apportent aujourd’hui l’explication la plus solide : le Pompia présente le profil d’un hybride issu d’un bigaradier (Citrus aurantium) comme parent femelle et d’un cédratier (Citrus medica) comme parent mâle. Les cédrats Diamante et Common Poncire figurent parmi les candidats possibles du côté paternel, sans qu’il soit possible d’identifier définitivement lequel est à l’origine du Pompia.

Description de la variété

Le Pompia forme un agrume vigoureux, persistant et fortement épineux. Les travaux de l’Université de Sassari décrivent un arbre de dimensions moyennes, à végétation plutôt dressée ou ascendante, avec de grandes feuilles ovales.

Les fleurs blanches apparaissent principalement au printemps, généralement autour d’avril et mai. Les rameaux peuvent porter de fortes épines, caractère à prendre en compte lorsqu’on installe l’arbre près d’un passage.

En culture, on peut généralement prévoir environ 3 à 4 mètres de développement pour un arbre adulte, mais le porte-greffe, le climat, le sol, les tailles et la culture en pot peuvent modifier fortement cette dimension.

Les sources sardes décrivent une plante capable de porter abondamment une fois installée. Nous évitons toutefois de promettre une productivité régulière ou une absence d’alternance sans observations suffisantes sous nos propres conditions.

Caractéristiques des fruits

Le fruit est spectaculaire. Il atteint couramment 200 à 700 g et peut devenir plus gros encore. Sa forme varie de presque sphérique à légèrement aplatie aux pôles. La surface présente des côtes, des bosses et de profondes irrégularités qui lui donnent un aspect immédiatement reconnaissable.

À maturité, la peau passe du vert au jaune intense. Sous cette partie colorée se trouve un albédo blanc extrêmement épais et spongieux. C’est précisément cette partie du fruit qui explique son utilisation gastronomique traditionnelle.

À l’inverse, la pulpe occupe relativement peu de volume, produit peu de jus et développe une acidité particulièrement forte. Slow Food la décrit comme beaucoup trop acide pour envisager une consommation fraîche ou une simple pression en jus.

Le zeste contient une huile essentielle dans laquelle le limonène domine très largement. Les résultats publiés varient selon les échantillons et surtout selon la méthode d’extraction : certaines analyses de flavedo se situent autour de 90 %, tandis que des huiles obtenues par pression à froid ont approché 95 à 96 % de limonène.

Il vaut donc mieux parler d’un zeste extrêmement riche en limonène que d’annoncer systématiquement « 96 % », car cette concentration n’est pas une constante absolue du cultivar.

Période de récolte

La récolte traditionnelle commence vers la mi-novembre et se poursuit jusqu’en janvier. Slow Food recommande de cueillir les fruits à pleine maturité.

Sous un climat différent de celui de Siniscola, la coloration et la date exacte de récolte peuvent naturellement se décaler. L’exposition, le porte-greffe, la température automnale et la culture en pot influencent également le calendrier.

Atouts et usages

Le Pompia n’est pas un agrume que l’on plante pour croquer ses quartiers ou boire son jus. Son intérêt est presque exactement inverse : la partie blanche épaisse que l’on jette habituellement chez les autres agrumes constitue ici le cœur de la tradition culinaire.

La préparation la plus emblématique est sa pompia intrea. Après avoir retiré la couche extérieure et la pulpe, on conserve l’enveloppe blanche entière. Elle est d’abord blanchie puis cuite très lentement dans du miel jusqu’à devenir tendre, translucide et profondément parfumée.

Une autre préparation, sa pompia prena, peut recevoir des amandes. La tradition locale utilise également le Pompia dans s’aranzata, une confiserie associant agrume, miel et amandes.

Le zeste extérieur, très parfumé, sert quant à lui à préparer des liqueurs et d’autres produits aromatiques. Des artisans sardes l’emploient également aujourd’hui dans des marmelades, glaces, sorbets ou préparations contemporaines.

Le Presidio Slow Food créé à Siniscola en 2004 a précisément pour objectif de protéger cette culture et les savoir-faire qui l’accompagnent.

Conseils de culture

  • Exposition : plein soleil, dans l’emplacement le plus chaud et abrité possible.
  • Sol : fertile mais surtout bien drainé.
  • Arrosage : régulier pendant la croissance et le grossissement des fruits, sans eau stagnante.
  • Culture en pleine terre : à réserver aux climats doux et aux microclimats méditerranéens protégés.
  • Culture en pot : parfaitement envisageable ailleurs, avec un grand contenant et un hivernage lumineux.
  • Rusticité : nous retenons prudemment environ −5 °C pour un sujet adulte bien installé ; certains producteurs annoncent jusqu’à −7 °C.
  • Protection : protéger particulièrement les jeunes sujets, les arbres en végétation et les plantes exposées au vent froid.
  • Taille : légère, principalement pour maintenir une ramure aérée et maîtriser les rameaux les plus épineux.

Comme pour tous les agrumes, une température minimale ne constitue jamais une garantie. Le porte-greffe, l’âge du plant, la durée du gel, le vent, l’humidité du sol et l’état végétatif peuvent modifier de plusieurs degrés la résistance réellement observée.

❤️ Pourquoi on l’aime

Le Pompia inverse presque toutes les habitudes que nous avons avec les agrumes. Sa pulpe n’est pas son principal intérêt, son énorme partie blanche devient au contraire la matière première d’une confiserie, et son aspect bosselé raconte immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un fruit ordinaire.

Mais ce sont surtout les familles de Siniscola qui lui donnent toute sa valeur : pendant des générations, elles ont continué à cultiver cet arbre parce qu’elles savaient transformer un fruit presque immangeable cru en une spécialité cuite lentement dans le miel.

Nous avons choisi de proposer le Pompia parce qu’il représente exactement ce que nous recherchons dans les fruitiers rares : une véritable singularité botanique, une utilisation gastronomique qui lui appartient et une histoire humaine sans laquelle cette variété aurait peut-être disparu.

FAQ – Tout savoir sur le cédrat Pompia

Vous découvrez le Pompia de Sardaigne ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur ce fruit étonnant, son utilisation et sa culture.

La pulpe du Pompia est extrêmement acide et peu juteuse. On ne le cultive donc pas comme un citron à manger ou à presser. Son principal intérêt gastronomique réside dans son albédo très épais et son zeste aromatique.

La préparation emblématique de Siniscola est sa pompia intrea. On retire le zeste extérieur et la pulpe, puis on blanchit l’épaisse enveloppe blanche avant de la faire cuire plusieurs heures dans du miel. Le Pompia sert également à préparer des confiseries aux amandes et des liqueurs.

Dans son terroir sarde, la récolte commence généralement vers la mi-novembre et se poursuit jusqu’en janvier. Les fruits se récoltent à pleine maturité, lorsqu’ils prennent leur couleur jaune caractéristique.

Nous retenons prudemment une rusticité indicative autour de −5 °C sur un sujet adulte bien installé. Certaines observations horticoles indiquent environ −7 °C, mais la résistance réelle dépend fortement du porte-greffe, de la durée du gel, du vent et de l’humidité hivernale.

Son gros fruit et son albédo épais expliquent le nom courant de « cédrat Pompia ». Les recherches génétiques montrent toutefois une origine plus complexe : le Pompia est un ancien hybride entre un bigaradier et un cédratier. Sa classification botanique a d’ailleurs longtemps fait débat.

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