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-20 °C
Début à Mi juillet
4 – 5 mètres
Abricotier Shalakh Ananas
Le Shalakh, également appelé Yerevani ou Abricot Ananas, est l’une des grandes variétés traditionnelles d’Arménie. Les Arméniens cultivent cette variété depuis des générations dans la vallée de l’Ararat, et Slow Food l’a inscrite à son Arche du Goût. Le nom latin de l’abricotier, Prunus armeniaca, signifie littéralement « prunier d’Arménie ». Longtemps, on a considéré l’Arménie comme son berceau, un des foyers historiques de sa culture.
Son fruit est spectaculaire : gros à très gros, souvent 80 à 100 g, de forme allongée, avec une peau jaune doré très clair légèrement rosée du côté exposé au soleil. Sa chair, crème à jaune pâle, est tendre, particulièrement juteuse et douce. Son parfum est incroyable, un équilibre entre sucre, légère acidité et un arôme évoquant l’ananas explique le surnom qui l’accompagne depuis longtemps. Maturité de récolte de début à mi-juillet
L’arbre est vigoureux, généreux et peut vivre très longtemps. Dans les jardins d’Erevan, Slow Food rapporte encore l’existence d’arbres d’environ 70 ans continuant à produire. De plus, la variété est également réputée pour sa résistance à la chaleur estivale et sa bonne rusticité hivernale.
Attention : l’abricotier Shalakh est autostérile. Prévoyez à proximité un autre abricotier fleurissant à la même période ; dans notre gamme, le Rouge du Roussillon, Paviot et Pêche de Nancy sont les meilleurs candidats pour assurer sa pollinisation
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Expédition prévue à partir du 8 décembre
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Un abricot traditionnel de la vallée de l’Ararat
L’abricotier Shalakh est une ancienne sélection arménienne également connue sous les noms Yerevani, Erevani ou Shalakh Ananas.
La littérature scientifique confirme que Shalakh et Erevani désignent le même cultivar, également diffusé sous d’autres noms dans le Caucase et en Turquie.
Son histoire est intimement liée à la vallée de l’Ararat et aux environs d’Erevan, où il constitue depuis longtemps l’un des grands abricots de table traditionnels.
L’Arménie est un très ancien foyer de culture et de sélection de l’abricotier. Nous évitons cependant de la présenter comme le berceau botanique certain de l’espèce, dont l’histoire de domestication est plus complexe.
Slow Food a intégré Shalakh à son Arche du Goût, consacrée aux produits et variétés traditionnels menacés de disparition ou d’uniformisation.
C’est exactement le type de variété que nous aimons remettre dans les jardins : ancienne, locale, sélectionnée d’abord pour son goût et ses qualités d’arbre plutôt que pour supporter des semaines de transport.
Un abricot presque blanc, gros et spectaculaire
Le fruit du Shalakh ne ressemble pas aux abricots orange vif que nous connaissons habituellement.
À maturité, il atteint couramment 80 à 100 g. Sa forme est ronde à oblongue et sa peau reste jaune clair à jaune doré, avec seulement un léger rose sur la face exposée au soleil.
À l’intérieur, la chair est crème à jaune pâle, tendre, dense mais très juteuse.
Cette teinte claire donne au fruit cet aspect presque blanc qui contribue à son caractère singulier.
Pourquoi l’appelle-t-on Abricot Ananas ?
Pour son parfum.
Slow Food décrit chez Shalakh une association harmonieuse de sucre et d’acidité accompagnée d’un arôme marqué rappelant l’ananas.
Le fruit est doux, délicat et juteux, avec juste assez d’acidité pour garder de la fraîcheur.
Il ne s’agit évidemment pas d’un hybride avec un ananas. « Ananas » décrit simplement son étonnante signature aromatique.
À pleine maturité sur l’arbre, c’est un fruit qui offre une expérience très différente de celle d’un abricot standard cueilli encore ferme pour supporter le transport.
Une variété traditionnelle aussi bonne fraîche que transformée
Shalakh est d’abord considéré comme un excellent abricot de table.
En Arménie, il est également utilisé pour les confitures, conserves, compotes, séchage et distillation.
La variété est bien commercialisée, y compris à l’export. Sa qualité reste toutefois meilleure lorsqu’elle peut mûrir suffisamment sur l’arbre avant la cueillette.
Un arbre vigoureux et d’une longévité remarquable
Le Shalakh est aussi intéressant que son fruit.
L’arbre est vigoureux, développe naturellement une belle couronne et possède un potentiel de production très élevé.
Slow Food rapporte des rendements habituels de 100 à 200 kg sur de grands arbres adultes, certains sujets particulièrement développés atteignant davantage.
Des arbres d’environ 70 ans sont encore présents dans les jardins d’Erevan avec une production satisfaisante.
Il s’agit donc d’un véritable arbre de verger fait pour durer. Sur Myrobolan et sans taille restrictive, prévoyez de la place.
Un abricotier adapté aux climats continentaux
La vallée de l’Ararat impose aux arbres des étés chauds et secs et des hivers froids.
Shalakh y montre une bonne résistance aux fortes chaleurs estivales, aux brûlures du soleil et au froid hivernal.
Des travaux consacrés aux abricots arméniens montrent plus généralement l’importante rusticité du groupe local. Ces résultats concernent toutefois l’ensemble des variétés étudiées et non spécifiquement Shalakh.
Quelle résistance au froid afficher ?
Nous retenons une résistance d’environ -20 °C sur un arbre adulte bien installé et en pleine dormance.
On trouve parfois -25 °C annoncé pour Shalakh, mais les meilleures sources confirment surtout sa bonne rusticité sans publier de seuil expérimental précis propre à ce cultivar.
Comme toujours avec l’abricotier, il faut distinguer la résistance de l’arbre en hiver de celle des fleurs au printemps.
Floraison précoce : rusticité ne signifie pas absence de risque de gel
Shalakh appartient au groupe Iran-Caucase des abricotiers, généralement caractérisé par des besoins en froid assez faibles et une floraison plutôt précoce.
Shalakh est donc un arbre rustique au froid hivernal, mais ce n’est pas l’abricotier que nous conseillerions en priorité dans une cuvette très gélive au printemps.
Dans ce cas, une variété à floraison réellement tardive sera mieux adaptée.
Shalakh est autostérile : il faut un pollinisateur
C’est une information essentielle : Shalakh n’est pas autofertile.
Les travaux sur le locus d’auto-incompatibilité de l’abricotier identifient Shalakh/Erevani comme S5S11, sans allèle d’autocompatibilité. Des essais de germination du pollen le classent également parmi les cultivars auto-incompatibles.
Il faut donc planter à proximité un autre abricotier compatible fleurissant à la même période.
Nous ne donnons pas encore de variété précise au hasard : le choix doit croiser la période de floraison et la compatibilité génétique.
Quand mûrit l’abricot Shalakh ?
En Arménie, Slow Food situe la maturité dans la première décade de juillet.
Sans retour de culture français suffisamment précis, nous retenons une récolte généralement située de début à mi-juillet, selon le climat et la région.
La cueillette doit se faire en plusieurs passages, lorsque les fruits sont suffisamment mûrs pour exprimer leur parfum.
Conseils de plantation
Installez Shalakh au plein soleil, dans une situation chaude et protégée des vents froids dominants.
Choisissez avant tout un sol bien drainé. Comme les autres abricotiers, il supporte mal les terres durablement saturées d’eau pendant l’hiver.
Sa couronne étant large et sa vigueur forte, prévoyez un espacement suffisant entre les arbres.
Arrosez régulièrement pendant les premières années et au moment du grossissement des fruits. Évitez toutefois les à-coups d’eau.
Les années de forte nouaison, un éclaircissage permet d’améliorer le calibre et la qualité gustative.
Taillez légèrement, de préférence par temps sec, afin de limiter les grosses plaies et les risques de gommose.
❤️ Pourquoi on l’aime
Le Shalakh représente exactement ce que nous cherchons dans les vieilles variétés fruitières : un arbre sélectionné depuis des générations pour résister à un climat exigeant, sans avoir sacrifié le goût.
Son histoire arménienne, ses très gros fruits clairs et son étonnant parfum d’ananas en font un abricot vraiment à part.
Questions fréquentes sur l’abricotier Shalakh Ananas
Pourquoi appelle-t-on Shalakh « Abricot Ananas » ?
Son surnom vient de son arôme particulièrement fruité évoquant l’ananas. Il ne s’agit évidemment pas d’un hybride : Shalakh est bien un véritable Prunus armeniaca.
D’où vient l’abricotier Shalakh ?
C’est une ancienne variété arménienne de la vallée de l’Ararat, autour d’Erevan. Elle est également connue sous le nom Yerevani ou Erevani et figure dans l’Arche du Goût de Slow Food.
L’abricotier Shalakh est-il autofertile ?
Non. Shalakh est autostérile. Il faut planter à proximité un autre abricotier compatible fleurissant au même moment afin d’obtenir une bonne fructification.
L’abricotier Shalakh résiste-t-il au froid ?
Oui. Shalakh est issu d’un climat continental à hivers froids et possède une bonne rusticité hivernale. Nous retenons environ -20 °C sur arbre adulte bien installé et dormant. Sa floraison précoce reste néanmoins sensible aux gelées printanières.
Quand récolte-t-on les abricots Shalakh ?
La variété mûrit généralement début à mi-juillet selon le climat. Dans son terroir arménien d’origine, Slow Food situe la récolte dans la première décade de juillet.